La dette publique gabonaise a culminé à environ 15 milliards de dollars en 2025, un niveau sans précédent pour l'économie de la CEMAC. Cette montée en puissance confirme la trajectoire ascendante amorcée depuis plusieurs années et pose une nouvelle question sur la soutenabilité du pays.
Une dette qui interroge la crédibilité
La richesse nationale est devenue un fardeau pour le Gabon, qui doit maintenant gérer cette dette dans sa gestion économique. Le pays a construit une réputation sur une gestion prudente des ratios macroéconomiques dans les années 2000, mais la chute des cours du brut en 2014 et la crise sanitaire ont inversé ce schéma.
La dette intérieure de Libreville est en pleine croissance, avec des émissions récurrentes de bons et obligations qui renchérissent chaque année le coût moyen du portefeuille. Les autorités doivent maintenant trouver un équilibre pour ne pas se retrouver dans une spirale d'endettement.
Les secteurs exportateurs au rendez-vous
La capacité du Gabon à absorber ce fardeau dépend de la performance de ses secteurs exportateurs, notamment le pétrole et le manganèse. Le pays doit trouver un équilibre pour maintenir ces recettes budgétaires sans compromettre son avenir économique.
La filière bois transformée est également un levier important de croissance, mais elle doit être soutenue par une politique d'infrastructures routières et énergétiques pour stimuler la croissance non pétrolière.