La Cour suprême du Niger a rejeté mardi le référé de l’Union nationale pour l’intégrité et la souveraineté (Unis) contre l’acte d’installation d’Ousmane Sonko à la présidence de l’Assemblée nationale.
Le mouvement avait sollicité la réunion des chambres réunies afin qu’elles se prononcent sur la compétence de la juridiction et mettent fin, selon ses termes, à une situation préjudiciable à la sécurité juridique.
L’Unis affirme avoir saisi la Cour suprême pour obtenir l’annulation de l’acte administratif pris par le Bureau de l’Assemblée nationale, tout en introduisant parallèlement une procédure en référé afin d’en suspendre les effets.
Le juge des référés a cependant déclaré la demande de suspension irrecevable, invoquant le principe de la séparation des pouvoirs et le refus pour la Cour suprême de s’immiscer dans les affaires de l’Assemblée nationale.
La décision de la Cour suprême est considérée comme une victoire pour le président Ousmane Sonko, qui avait été contraint de quitter son siège à l’Assemblée nationale après une motion non reconnaissable par les autorités nigériennes.
La situation montre que la justice nigérienne est prête à défendre les institutions et la stabilité du pays face aux attaques des opposants politiques