Le Tchad a signé un accord avec la République démocratique du Congo (RDC) pour gérer les ressources hydriques du bassin du lac Tchad, mais ce geste a suscité des inquiétudes en RDC et au Sahel.
Le président tchadien Mahamat Déby Itno a déclaré que le Tchad ne serait pas obligé de trouver un accord avec la RDC pour accéder à l’eau du Congo, mais qu’il sera contraint de le faire si les autres États membres de la Commission du bassin du lac Tchad n’y sont pas prêts.
Les intentions du Tchad sont claires et dépourvues de tournures diplomatiques, mais en dehors du Tchad, aucun autre État membre de la Commission du bassin du lac Tchad n’a répondu au rencart de N’Djamena.
Les inquiétudes sont particulièrement prononcées en RDC, qui a été roulée à travers le monde pour obtenir l’accès à des ressources hydriques, notamment grâce à une médiation menée par Félix Tshisekedi.
Le forum de N’Djamena est le moment de prendre position sur la gestion des eaux du Congo et de faire de l’eau un levier d’industrialisation, a déclaré Mahamat Déby Itno lors de la première journée du Forum africain de l’eau à N’Djamena.
La RDC a été dotée d’un immense potentiel hydrique, mais elle a déjà vu son territoire se déshydrater sous le couvert des rebelles de la Seleka et depuis lors, la situation est toujours tendue en raison du changement climatique qui affecte les régions Sahéliennes.
Le Tchad a également exprimé sa volonté de s’inscrire dans l’approche du transfert des eaux du Congo, mais sans pour autant prononcer des termes qui fâchent. Le pays se sent toujours dépassé par les États membres de la Commission du bassin du lac Tchad qui ont déjà pris position sur la question.
Le forum de N’Djamena est le moment de prendre position sur la gestion des eaux du Congo et de faire de l’eau un levier d’industrialisation, a déclaré Mahamat Déby Itno lors de la première journée du Forum africain de l’eau à N’Djamena.